Zoé Konstantopoulou fait don du financement public trimestriel de son parti. - Par Maria Dima

Publié le par Solidarité Grèce 67

Pour contribuer à la lutte contre le coronavirus, le parti de Zoé Konstantopoulou, Cap sur la liberté, renonce au financement trimestriel alloué par l’Etat grec pour le donner aux soignants.

 

L’ancienne présidente du Parlement hellénique a déclaré :

 

« En tant que mouvement qui vient de la société, qui existe et agit pour la société, nous avons décidé, pour apporter notre modeste contribution à la bataille contre la pandémie, de renoncer à la totalité du financement alloué par l’Etat pour trois mois, qui vient de nous être versé, afin que celui-ci soit affecté à la lutte contre le coronavirus. Notre contribution, d’un montant de 17.500 euros - sur les 70.000 euros annuels de financement public que nous percevons -, sera mise à disposition pour soutenir, sur le plan financier et par l’achat de matériel indispensable, des efforts et initiatives menés en première ligne pour renforcer le système de soins de santé du premier degré ainsi que les centres de santé, qui viennent d’être intégrés dans la programmation de la lutte contre le coronavirus. »

 

Zoé Konstantopoulou précise en outre :

« Une partie de la somme sera affectée à l’achat de médicaments pour le Dispensaire social d’Helliniko - une lumineuse initiative sociale -, qui, depuis près d’une décennie, se tient au côté de nos concitoyens qui ont besoin de soins médico-pharmaceutiques. Nous considérons notre contribution comme un devoir social d’engagement commun et de solidarité qui va de soi. »   

 

Extrait traduit de  https://www.efsyn.gr/politiki/antipoliteysi/238086_parahorei-tin-3mini-hrimatodotisi-i-zoi-konstantopoyloy

 

 

Précisions sur ce personnage politique :

 

Zoé Konstantopoulou, 

43 ans, juriste spécialiste, notamment, du droit européen ; avocate spécialiste des droits de l’Homme, a travaillé à la Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg.

 

Militante de gauche, elle est députée de SYRIZA de 2012 à 2015.

Le 6 février 2015, elle est élue présidente du Parlement hellénique (la plus jeune de l’histoire grecque) avec un nombre de voix record.

A ce poste jusqu’en octobre, elle se montre particulièrement combative.

Elle crée, en avril 2015, la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque. Cette commission spéciale du parlement est mandatée pour réaliser un audit de la dette publique grecque afin de formuler les arguments nécessaires à l'annulation de ses parts insoutenables, odieuses, illégales et illégitimes.

 

Soutenue par le CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes - www.cadtm.org), doté d’une grande expertise en la matière, Zoé Konstantopoulou travaille d’arrache-pied à établir l’historique de cette dette, engendrée en grande partie par la collusion entre les gouvernements précédents et certaines banques internationales.

 

La Commission rend son rapport en juin 2015 – mais le gouvernement de Syriza ne l’utilise pas dans les négociations avec la « Troïka ».

 

Après le revirement de l’équipe de Tsipras, qui tourne le dos au non   du peuple grec aux conditions imposées par l’Union européenne, formulé lors du référendum de juillet 2015, elle quitte Syriza.

 

En 2016, elle crée Cap sur la liberté, pour « commencer notre lutte collective pour la libération du peuple et du pays des griffes du mémorandum d’austérité, constituer la cellule de base d’un mouvement et d’un front où nous nous retrouverons avec les forces sociales et politiques qui partagent ces valeurs et ce but communs ».

 

Ce n’est donc pas un hasard si ce parti soutient le Dispensaire social d’Helliniko, un des fers de lance du mouvement social grec dans le domaine de la santé et de la solidarité pour tou.te.s, dont le collectif Solidarité-Grèce-67 s’efforce de soutenir la lutte par la collecte de matériel médical dans le Bas-Rhin.

-----------------------

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article