Bilan d'étape. Remerciements aux donateurs.

Publié le par Solidarité-Grèce-67

                          COLLECTIF SOLIDARITE-GRECE-67                              

 

 

 

A nos donateurs,

Par cette lettre, nous tenons à vous exprimer nos remerciements pour votre participation active à cette grande chaîne de solidarité dont vous êtes la source. Des milliers de personnes en Grèce peuvent se soigner grâce aux dons comme les vôtres.

C’est ainsi que nous avons pu faire parvenir de nombreux colis à des dispensaires en Grèce, et notamment en Crète.

 

De juin à novembre 2018, nous avons envoyé 7 colis, soit 43 kg et un prix de port s’élevant à 244, 60 €. Cela vient compléter une douzaine d’envois directs par des donateurs et quelques valises emportées en voiture ou en avion.

Entre janvier et avril 2019, nous avons envoyé 7 colis au dispensaire athénien d’Elliniko, deux à Vyronas (Athènes) et un à Héraklion. En mars, le camion d’Alsace-Crète a emporté 70 kg à Héraklion.

Nous avons réussi à faire des colis au plus près de 10 kg, ce qui nous fait moins de frais : 36,30 € le colis.

 

 

Nous n’avons qu’un souhait à exprimer : continuer aussi longtemps que ce sera nécessaire pour soutenir ceux qui en Grèce luttent pour la santé. Nous comptons toujours sur votre aide.

 

Rappelons-nous la situation :

 

Depuis les mesures d’austérité imposées à la Grèce par Bruxelles :

- les salaires ont diminué de 45% ;

- les retraites ont diminué de 40% ;

- le chômage touche 26,6% de la population, et 60% des jeunes ;

- le code du travail a été détruit, entraînant l’insécurité totale ;

- 50% des hôpitaux ont été fermés, les autres survivent avec 40% de budget en moins.

 

Les répercussions sur la santé sont considérables :

Depuis peu, tous les possesseurs de l’AMKA, numéro de sécurité sociale, ont la possibilité de se faire soigner à l'hôpital/ Mais les hôpitaux sont déjà débordés et leur budget a encore été réduit. Et les médicaments n’y sont pas gratuits. Dans les faits, près de la moitié de la population de Grèce n’est pas en mesure de se les acheter et ne peut se soigner réellement. Aujourd’hui, pour cette partie de la population, la maladie, c’est presque toujours la mort assurée.

De plus, les migrants sans papiers, nombreux en Grèce, sont laissés pour compte.

 

Face à ce drame, les dispensaires sociaux solidaires s’efforcent  avec des professionnels de la santé et des citoyens, tous bénévoles, d’assurer des soins gratuits à cette population démunie.

Ils ne fonctionnent que grâce à la solidarité nationale et internationale.  

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Avril 2019 : Visite de Marc aux dispensaires autogérés à Athènes

En 2015, Sylvie  s’était rendue dans plusieurs dispensaires d’Athènes et des environs. En Crète, c’est Jean-Claude qui assure le suivi des envois. Cette année, Marc est parti  une semaine rendre visite à nos correspondants. Voici le compte-rendu qu’il nous a fait :

 

Vyronas (S-E du centre d’Athènes): Rendez-vous avait été pris avec Dimitris qui anime la pharmacie avec une trentaine de bénévoles.  Il a reçu avec plaisir une photo d’un groupe bas-rhinois qui leur envoie des médicaments.

 Le local est un appartement aux étagères surchargées de médicaments rangés par ordre alphabétique, (cf. ici) alors que d'autres boîtes en contiennent classés par principes actifs.

 44 pharmacies y envoient des médicaments.

 Le dispensaire fonctionne grâce aux liens établis avec 104 médecins et à un accord obtenu avec 3 laboratoires pour utiliser des places en radiographie, échographie, scanner et imagerie médicale.

 Le dispensaire n’accepte pas d'argent. Des pharmacies recueillent des dons en numéraires qui sont mis en réserve pour acheter des médicaments en cas de nécessité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Elliniko : Maria avait pris un rendez-vous avec Vassiliki  qui m'a fait visiter.

 Les médicaments s'entassent dans quelques préfabriqués de l'ancienne base américaine à 500 m du terminus du métro.

 

Une ruche toujours en activité. Une équipe trie et range les médicaments donnés par des milliers de personnes, une autre prépare les paquets qu'ils envoient aux structures qui en ont besoin en fonction des demandes: plusieurs centaines de colis par mois. Une autre à l'accueil est composée de trois secrétaires... soit un relais de trois équipes de 75 bénévoles. Voir aussi : http://sante-grece-67.fr/2019/03/devouement-au-jour-le-jour-au-dispensaire-d-helleniko.html

 

 Ils n’acceptent pas d'argent mais tout le reste (sauf le matériel spécialisé hospitalier), nous pouvons donc leur envoyer lunettes, homéopathie en plus du matériel sur lequel nous nous posions des questions. Les rapports mensuels en anglais répertorient donateurs et destinataires : http://www.mkiellinikou.org/en/

 

     

Solidarité- Le point commun entre ces deux structures particulièrement efficaces est qu'elles se refusent à « faire la charité » et luttent pour que le gouvernement assume ses responsabilités en même temps qu'elles agissent. La charte des Kifa qui nous sert de guide est pleinement dans cet esprit.  (http://sante-grece-67.fr/2018/05/charte-des-kifa-dispensaires-autogeres.html)

 

City Plaza, dans le quartier autonome d’Exarchia : j’ai été reçu par deux Français en stage qui m’ont présenté l’hôtel autogéré, qui loge et nourrit les sans-logis.

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Aéroport d'Elliniko, au sud d'Athènes - le bâtiment occupé par le dispensaire social autogéré

Plus d’informations : sur le site internet de l’association ADAG: http://sante-grece-67.fr        

Mail : adag-grece@gmail.com

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